03 juillet 2008
Van De Prüijt : Ze Témoignage !!!
27 juin 2008
Pirates vs Provinces-Unies

article réalisé par l'excellent journaliste freelance : Jacques de Ploubalay
22 juin 2008
Trafic à Campêche
Récemment, plusieurs missives sont parvenues à la rédaction d'El Caribe, provenant de diverses guildes marchandes des Caraïbes, et dénonçant un odieux procédé visant à vider leurs coffres, du côté de Campêche. C'est donc tout naturellement que la rédaction a dépêché sur place l'un de ses enquêteurs, qui nous a récemment remis son rapport, que nous avons résumé ci-après.
Depuis plusieurs mois, nombre de marchands se plaignent d'une arnaque au bois de Campêche. La rédaction m'a chargé de me rendre dans la colonie espagnole pour en apprendre plus. Le trajet, bien qu'assez long, se fît sans encombre - grâce à mes réseaux d'amis, j'ai pu embarquer à bord d'un navire corsaire qui se rendait justement à ma destination.
Rapidement, je me mis en relation avec les contacts de la rédaction à Campêche, et l'on me conseilla d'enquêter auprès de certains marchands de la ville, spécialisés dans le bois de Campêche - le bois de la région est en effet très célèbre, et assez précieux. Aussi me rendis-je auprès du plus important marchands de la bourgade, me présentant comme aventurier cherchant un emploi bien rémunéré dans ce bout du monde.
Par chance, le marchand en question recherchait justement un employé chargé de superviser la coupe du bois, et son transport jusqu'à ses docks. Aussi fus-je accepté directement, et me retrouvai-je dans les forêts environnantes, parmi les bûcherons. Chose étonnante, le nombre de bûcherons était particulièrement faible, et au fil des apports de bois frais vers les docks, je me rendis compte que la production était nettement insuffisante que pour pourvoir aux commandes très importantes faites au marchand - lors de mes jours de repos, je surveillais les docks et les transports de bois vers les navires marchands.
Au bout de quelques semaines, le marchand me confia une nouvelle tâche. Puisque j'étais aventurier, je devais pouvoir aisément me procurer un navire et un équipage. Je n'eus aucun mal à trouver un corsaire qui accepterait de m'aider, car l'un des capitaines présents au port était justement un collaborateur de la rédaction. Il accepta donc de m'embarquer et de remplir la mission qui me serait confiée par le commerçant.
Cette mission consistait en la poursuite d'un célèbre pirate qui avait volé une grande quantité de bois, assez récemment. Nous mîmes donc cap à l'ouest, à la poursuite de ce pirate, quand enfin nous apperçûmes le navire du pirate - d'après la description qui m'avait été faite. Il s'agissait d'une flûte lourde, battant en fait pavillon français, avec le nom "Triton" gravé en lettres d'or sur la poupe du navire. Nous l'arraisonâmes sans difficulté, et récupérâmes une bonne partie de son chargement, après avoir capturé et fait prisonnier le capitaine du navire.
Mission accomplie, nous mîmes cap à l'est, vers Campêche. Cependant, je désirais interroger le prisonnier, qui m'apprit qu'il était un paisible marchand, qui avait payé à prix d'or sa cargaison de bois, qu'il comptait revendre ensuite dans les colonies françaises les plus proches. Il me remit également un document officiel, prouvant qu'il était bien un paisible marchand au service du Roi de France.
De retour à Campêche, mon employeur prit possession de la cargaison que nous avions ramenée, et me remit une récompense, de l'ordre de quelques centaines de piastres par tonne de bois ramenée - une somme largement inférieure au prix auquel le bois avait été vendu au marchand français.
Je pris rapidement contact avec les autorités locales, et une perquisition des bureaux de mon employeur fût ordonnée. De nombreux documents prouvèrent sa culpabilité, et un procès fût prévu pour la semaine suivante. Quant à moi, je devais retourner au bureau central d'El Caribe, pour une prochaine mission ...
20 juin 2008
Mary à tout prix !
18 juin 2008
Pause clop des Preneurs de Ports
26 mai 2008
Pichuã, ou une quête sous les étoiles.
Babillant
sur les genoux de sa mère assise en tailleur sur le sol, le petit indien
battait des mains et agitait ses pieds à la vue des myriades d’étincelles qui
montaient vers le ciel.
Les danseurs continuaient leur sarabande effrénée autour du
feu immense qui embrasait la place du village, et les jeunes hommes, avides de
prouver leur nouvelle maturité et leur évidente virilité à la gente féminine
spectatrice, continuaient leurs sauts par-dessus ou au travers des flammes ondulantes et lumineuses qui semblaient
lécher le ciel jusqu’au parterre lumineux des étoiles.
Les chants
des tambours, murmures réguliers au début de la cérémonie, devenaient de plus
en plus présents dans l’univers sonore du village, jusqu’à augmenter leur
lancinante mélopée pour devenir une assourdissante oppression.
Les mouvements brusques et désordonnés du bambin s’étaient
transmis à sa mère, ainsi qu’à l’ensemble des villageois, plongeant chacun dans
une transe agitée et tapageuse.
Le paroxysme de la cérémonie fût atteint lorsque l’homme - dragon,
paré de sa plus belle panoplie, celle du Dieu Serpent de Feu, et muni de son
long coutelas, apparut devant l’enfant.
Soudain apeuré, celui-ci commença à exprimer ses pleurs et ses
craintes dans une grimace qui semblait silencieuse tant elle était absorbée par
les bruits environnants.
L’homme, la machette levée, mimait un pas de danse malhabile
lorsqu’il abattit brutalement son arme vers l’enfant.
Laissant
exploser sa terreur, celui-ci hurla son épouvante alors qu’il baignait dans une
tiède moiteur rougeoyante : les spasmes de sa mère faisait chevroter son
cri alors que le corps maternel s’affaissait, partagé en deux, fendu jusqu’à la
taille par le coup formidable qu’il venait de recevoir.
Sombrant lentement dans un profond évanouissement, l’enfant
pénétrait dans un univers noir et vide, où seules les perceptions des
grondements incessants des tambours et de la chaleur tiède du liquide qui l’inondait
faisaient le lien avec son précédent état...
Les grondements s’espaçaient…
Le liquide devenait plus froid…
Le ruissellement, qui était devenu un filet continu d’eau
douce le long de sa voile, lui permit d’étancher sa soif et de reprendre assez
de force pour remplir tous les récipients dont il disposait.
Avant de sombrer de nouveau vers un sommeil réparateur,
maintenant désaltéré et réhydraté, Pichuã revit un instant le corps béant de sa
mère et remercia le ciel de son cadeau salvateur.
Dans
quelques heures, il pourrait reprendre sa navigation et survivre deux bonnes
semaines avec ses nouvelles réserves…
.
08 mai 2008
Maracaïbo

Article réalisé par le Capitaine Van De Prüijt